La Minute Jump

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La Minute Farce (Ou la Farce Jumpesque)

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Gold

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ACTE I

La scène est le forum Phoenix Wright. C'est un espace ouvert. Il y a de la verdure de tous côtés. Côté cour, un arbre. Côté jardin, un puits.

SCÈNE 1 - GOLD, IKE

GOLD : Mon cher Dango grillé, une idée m'est venue.
IKE : Et quelle est-elle, si je peux te le demander ?
GOLD : Il s'agit, et tu en seras fort étonné,
De faire du théâtre.
IKE : Quelle idée bienvenue !
Mais qui ne m'enchante guère si tu me grilles.
GOLD : Voyons, dango, n'es-tu pas un joyeux drille ?
(À part) Ce dango est un fourbe, il a déjoué mon projet
Il va me falloir être très futé désormais.
(Au dango) Mais cessons là ces tristes futilités,
Car il est à présent l'heure de dîner.
IKE : Attends, Gold, avant que de partir d'ici,
J'entends des pas se rapprochant.
GOLD : Mais de qui ?

SCÈNE 2 - GOLD, IKE, HURRICANE

HURRICANE (Arrive côté jardin) : Mes bons amis, je suis immensément triste.
GOLD : Qu'est-ce qui te chagrine ?
IKE : Qu'est-ce qui t'attriste ?
HURRICANE : On m'a dérobé mon seau, celui où je rangeais
Toutes mes bonnes idées, ainsi que mes projets.
GOLD : C'est grave !
IKE : Très !
GOLD : Mais, ma chère Hurry, que pouvons-nous faire ?
IKE : Pour ma part, j'aimerais bien croiser le fer.
GOLD : Impossible, tu es un dango.
IKE : Et donc ?
GOLD : Tu n'as pas de bras, et n'es qu'un boute-en-train.
Ike : En vérité je te le dis, c'est malin.

ACTE II

La scène se passe en intérieur. Une table est dressée. Un serveur apporte des plats.

SCÈNE 1 - KRATOS WRIGHT, JAMES TRUTH

KRATOS WRIGHT : Le Coran est un magnifique ouvrage.
JAMES TRUTH : Il ne vaut pas la dialectique Hegelienne.
KRATOS WRIGHT : Tais-toi sans plus tarder, tu me mets en rage.
JAMES TRUTH : Ne t'énerve donc pas pour cette pensée qui est mienne.
(Kratos Wright quitte la scène côté cour. De la fumée lui sort des oreilles.)

SCÈNE 2 - JAMES TRUTH

JAMES TRUTH : À la vérité, je le crois susceptible.
Je ferais mieux de ne pas aborder le sujet.
Mais il est parti, ce qui est terrible,
Il n'a même pas mangé de cassoulet.

SCÈNE 3 - JAMES TRUTH, GOLD

(Entre Gold)

JAMES TRUTH : Oh, bonjour, en quel honneur viens-tu ici ?
GOLD : James, je dois t'avouer que je suis fort contrit.
JAMES TRUTH : Est-ce que je peux t'aider ?
GOLD : Je le pense en effet.
JAMES TRUTH : Parle sans détour, je suis à ton écoute.
GOLD : Figure-toi que nous avons un grand doute
Sur le propos du seau d'Hurrychan.
JAMES TRUTH : Mais encor ?
GOLD : Il a disparu. Nous le cherchons à présent.
JAMES TRUTH : Eh bien ! Je comprends votre mécontentement.
GOLD : Où chercher ? Où ne pas chercher ce grand trésor ?
JAMES TRUTH : Ma foi je ne le sais, et me questionne aussi.
GOLD : Tu peux peut-être nous aider.
JAMES TRUTH : Mais, et mon riz ?

ACTE III

Le décor est une salle de château. Une table, deux assiettes, des couverts. Des huîtres sont dans les assiettes. Côté cour, on peut voir un hêtre en pot.

SCÈNE 1 - ARTEMIS-FAN

ARTEMIS-FAN (Au public) : Mon maître n'est pas encore arrivé, voilà qui est fâcheux.
Il m'est donc impossible de l'admirer.
Le truc, c'est qu'il est étonnamment prestigieux,
Il a vraiment la classe, je veux lui ressembler.
Quand est-ce qu'il arrive ? C'est l'heure du dîner !

SCÈNE 2 - CANAS, ARTEMIS-FAN

(Entre Canas, côté jardin)
CANAS : Pardonnez ce retard, mon cher Artemis-fan,
J'ai été pris dans de forts grands embouteillages.
Cela me lasse autant qu'une fleur qui fane,
Ou encore qu'une personne d'un certain âge.
Cela dit mon chauffeur commence à m'énerver,
Et il sera châtié de sa témérité.
ARTEMIS-FAN : Vous êtes tout excusé, ô mon Maître.
J'ai dressé la table en vous attendant.
J'ai également planté un hêtre,
La décoration c'est important.
(Ils passent à table et mangent en continuant leur conversation)
CANAS : Je n'en ai jamais douté le moins du monde.
Cela me rappelle la sublime Cunégonde,
Qui absolument tout voulait décorer.
Heureusement, cette manie lui a passé.
Son époux le marquis en est bien heureux
Car si elle avait décoré n'importe quoi
Comme elle l'a fait dans des temps moins joyeux,
Il en serait resté pantois.
ARTEMIS-FAN : Oh ?
CANAS : Si fait.
ARTEMIS-FAN : Mais qu'a-t-elle donc fait pour mériter
De son mari ce soi-disant juste courroux ?
CANAS : Elle a décoré, Grands Dieux, je vous laisse imaginer,
Une immense statue représentant un pou.
Quelle ne fut pas la surprise du marquis,
Trouvant son œuvre d'art dégradée
D'apprendre que la coupable était sa mie,
Rien de moins que sa dulcinée !
ARTEMIS-FAN : En effet, il y aurait de quoi devenir fou.
CANAS : Si mon Picasso subissait le même tort,
Parbleu, je devrais laver cet immense affront.
Il me faudrait alors prendre les armes, être fort,
Et partir en quête de l'immonde garçon
Ou de la fille responsable de ce massacre.
ARTEMIS-FAN : Heureusement, Maître, ce n'est pas arrivé.
Et pas la peine de prendre cette teinte verdâtre,
On dirait que vous avez la nausée.
CANAS : Ces huîtres ne sont pas de première fraîcheur,
Je prendrai un remontant tout à l'heure.
ARTEMIS-FAN : Pourquoi ne pas le prendre sans plus tarder ?
Vous avez l'air aussi frais qu'un dessert périmé.
CANAS : Une ou deux huîtres peu fraîches n'auront pas raison de moi,
Alors que j'ai triomphé de tant de problèmes.
ARTEMIS-FAN : De grâce, ne vous surestimez pas,
Votre teint est en effet tout blême !
(Canas s'écroule.)

ACTE IV

Le rideau est baissé. La scène a donc lieu devant le rideau. Il n'y a aucun élément de décor.

SCÈNE 1 - IKE, GOLD

(Ike entre côté cour, suivi par Gold. Ils marchent tout en discutant jusqu'à s'arrêter au milieu de la scène.)

IKE : Pour en revenir au projet de tout à l'heure
Consistant à préparer une pièce
N'est-ce pas un peu une erreur
Alors que la foule n'est même pas en liesse ?
GOLD : Mon cher dango, nous allons déjà devisant
Par devant un rideau, et devant le public
Il n'y a plus rien à faire maintenant,
Si ce n'est attendre la critique.
IKE : Mais pour ce qui est de l'affaire du seau,
Comment allons-nous le trouver ?
Honnêtement ce serait bel et bien sot
De ne pas au bon endroit le rechercher !
GOLD : Je te reconnais bien là, cher dango grillé,
Toujours prêt à faire le moindre effort
Mais à trop chercher le réconfort,
On ne finit pas forcément par le trouver.

SCÈNE 2 - ARTEMIS-FAN, GOLD, IKE

(Artemis-fan entre côté jardin et va, l'air pressé, vers les deux autres protagonistes.)

ARTEMIS-FAN : Au secours, aidez-moi, je suis en déroute !
Canas se meurt, il doit guérir coûte que coûte !
GOLD : Voyons, Artemis-Fan, ne nous alarmons pas,
Tâchons plutôt de conserver notre sang-froid.
(Au public) N'y a-t-il pas un médecin dans cette salle ?
Nous cherchons une personne de science.
Quelqu'un qui saurait soigner au mieux la panse
De notre ami Canas, qui est au plus mal.

SCÈNE 3 - JUJU, GOLD, ARTEMIS-FAN, IKE

(Au premier rang, côté cour, Juju se lève.)
JUJU : Le pouvoir de la science est à mes côtés,
Je ne crains rien et pourrai guérir Canas
Pour cela je vais avoir besoin de me concentrer,
Le remède ne sera pas aussi simple qu'un jus d'ananas.
(Elle monte sur scène.)
GOLD : Quelle surprise ! J'en reste sans voix.
Notre doctoresse préférée depuis le début était là !
JUJU : Pour rien au monde je ne manquerais
Une pièce d'aussi bonne qualité.
Cependant menez-moi plutôt à la victime,
Cela ne l'aidera pas que nous fassions des rimes.
GOLD : Hélas, madame, c'est la dure loi du théâtre,
Parler en prose nous serait fatidique.
ARTEMIS-FAN : Trêve de bavardages, hâtons-nous vers l'âtre,
Où mon Maître attend une guérison authentique.

(Ils sortent côté jardin.)

ACTE V

La scène est une chambre. En son centre, un lit dans lequel repose Canas. Côté cour, une fenêtre. Côté jardin, une porte. Une chaise et une table sont près du lit, la chaise côté jardin, la table côté cour.

SCÈNE 1 - CANAS

CANAS : Mais quelle triste affaire, je suis bien mourant.
Je n'aurais pas dû être en cet état pourtant.
Manger des huîtres avariées, on ne m'y reprendra plus.
Cette année était pourtant sensée être un grand cru.
(Il s'endort. On frappe à la porte. Il ne bronche pas.)

SCÈNE 2 - GOLD, JUJU, IKE, ARTEMIS-FAN, CANAS

(Battement d'une minute. Les protagonistes de l'acte précédent se décident à entrer.)

GOLD : Ah, je vois, il est tombé dans les bras d'Orphée.
JUJU : Une minute, Gold, tu veux sans doute parler de Morphée.
GOLD : Je ne peux que me confondre en plates excuses,
Puisque d'avoir encore confondu, les évènements m'accusent.
JUJU : Quoi qu'il en soit, la pièce est un peu petite.
Et je ne sais pas si je pourrais exercer mon art
Vous me gênez, et, venant de ma part,
Prétendre le contraire serait hypocrite.
IKE : En ce cas, si personne n'a d'objection,
De cette pièce nous allons nous retirer.
Je suppose que nous avons la permission
D'aller dans le couloir pour patienter.
ARTEMIS-FAN : J'aurais bien préféré rester en ce lieu même
Pour veiller sur mon Maître, et lui être agréable.
Mais puisqu'il y a Juju, il n'y a pas de problème
Je ne vais pas la gêner, ce serait regrettable.

SCÈNE 3 - JUJU, CANAS

(Tout le monde sort sauf Juju, qui sort des outils de son sac, les pose sur la table, et s'approche de Canas pour l'ausculter après avoir récupéré un stéthoscope.)

JUJU : Son rythme cardiaque est bon, cela est excellent
Il ne va que pouvoir guérir à présent.
Quelques médicaments ne seraient pas de trop,
Le remettre d'applomb, voilà un bon credo.

(Canas se réveille et lève la tête vers Juju.)

CANAS : Juju, bonjour, que fais-tu donc ici ?
Car là où tu te trouves, c'est quand même mon logis.
JUJU : Pour te dire la vérité, l'on m'a fait quérir,
Car il est en mon pouvoir de te guérir
Du mal qui te ronge, de ton affliction,
De ta maladie, de ton indigestion.
CANAS : Ah, Artemis-fan a donc encore frappé.
Que ferais-je sans lui ? C'est mon subordonné.
JUJU : Il était suivi de deux autres personnes,
Gold et le dango si mes souvenirs sont bons,
Aussi efficacement qu'une cloche qui sonne,
Il les a fait venir, franchir le Rubicon.
CANAS : S'il en est ainsi, je ne peux m'y opposer,
Car malheureusement, me voilà alité.
Toi qui en as le pouvoir, que me prescris-tu ?
Quel remède prendre pour retrouver la vertu
D'une santé nouvelle ?
JUJU : Prend ce médicament.
Il devrait te convenir, il est à base d'orange.
CANAS : L'orange est, c'est vrai, un bon fruit.
Mais en médicament, n'est-ce pas un peu étrange ?
Ne devrais-je pas plutôt seulement garder le lit ?
JUJU : Cette préparation est efficace, j'ai de nombreux témoins.
Il y a juste une condition pour l'utiliser bien.
CANAS : Je me disais aussi que c'était trop facile.
Quelle est cette condition ? N'est-elle pas trop immonde ?
JUJU : Le médicament doit être passé au micro-onde.
CANAS : C'est tout ? Mais c'est un peu débile !
JUJU : Prends-en trois fois par jour, matin, midi et soir.
C'est vraiment important, il te faut le savoir.
Tout cela étant dit, je m'en vais te laisser.
Veux-tu voir tes visiteurs ? Ils t'ont quand même sauvé.
CANAS : Je n'ai rien demandé à ces deux importuns.
Artemis-fan peut venir, les autres n'auront rien.
JUJU : En ce cas je te laisse, et pars avec les gens.
Si tu as besoin d'aide, voilà mon numéro.
Mais je pense que tu comprendras assez tôt
Le très grand intérêt de ton traitement.

ACTE VI

La scène est une prairie. Aucun élément de décor, si ce n'est le ciel bleu.

SCÈNE 1 - HURRICANE, MISSILE

HURRICANE : Missile, tu me trouves là bien ennuyée.
J'ai perdu mon seau, et en suis fort désappointée.
Gold et le dango sont partis en éclaireurs,
Mais ils n'ont encore rien trouvé, ils me l'ont dit tout à l'heure.
MISSILE : Cela est bien triste, et même malheureux
Alors que les Schtroumpfs, ces êtres tout bleus,
N'auraient eu aucun mal à localiser le seau.
HURRICANE : Sans ce seau ma vie n'est plus rien,
Envoie-les s'il te plaît, ce serait vraiment bien.
MISSILE : Si je ne les envoyais pas, le geste ne serait pas beau.

SCÈNE 2 - LUCAS, HURRICANE, MISSILE

(Entre Lucas)

LUCAS : Hurrychérie, je m'allais promenant,
Avec mes lapins bleus, mes fidèles lieutenants.
C'est alors que j'ai trouvé, par le plus grand des hasards,
Un seau perdu, ainsi qu'un drakhar.
Je ne me suis pas soucié du viking vaisseau,
J'ai plutôt pensé à toi et ramassé le seau.
Et ô surprise, il y avait ton nom dedans !
C'est pourquoi je te l'apporte maintenant.

(Il tend le seau)

HURRICANE : Lucas, tu me rends l'espoir,
Moi qui me voyais déjà perdue dans le noir.
MISSILE : Me voilà bien seul, quelle farce,
Je suis à présent le dindon de la farce.
LUCAS : Ne t'en fais pas, mon cher Missile,
Tu auras bien l'occasion de briller !
Par contre ta rime n'était pas très habile,
Il était de mon devoir de t'en parler.



Dernière édition par Gold le Sam 1 Mai - 0:22, édité 1 fois

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ENTRACTE.

DEUXIÈME PARTIE.

ACTE I

Le rideau est baissé. Les acteurs sont déjà en place au centre de la scène.

SCÈNE I - GOLD, LUCAS, HURRICANE, IKE

GOLD : Ainsi tu as vu un vaisseau viking, Lucas ?
LUCAS : Tout à fait, j'en suis même resté coi !
HURRICANE : Cela dit il a trouvé mon seau à côté,
Je ne sais pas ce que je serais devenue,
Si cet objet n'avait pas été retrouvé,
Je serais certainement perdue !
GOLD : La présence du nordique bâtiment m'étonne.
Pourquoi est-il là ? Il n'y a pas des tonnes
De raisons pour expliquer ce mystère.
IKE : En tout cas une chose désormais est claire.
Si nous voulons retenir l'attention du public,
Il nous faut une histoire plus consistante.
Quelque chose de plus dramatique,
Une aventure bien palpitante !
GOLD : Eh bien dango, tu lis dans mes pensées !
C'est d'ailleurs pourquoi j'allais proposer
De tous ensemble partir à l'aventure.
Nous ne savons pas ce qu'il en est de ce bateau,
Et dans le cas où ce mystère perdure,
Le public risque de nous bouder bientôt.
LUCAS : Puis-je proposer d'envoyer des lapins bleus en éclaireurs ?
Ce sont de fins limiers, et ils ne connaissent pas la peur !
GOLD : Alea jacta est, si j'ose m'exprimer ainsi,
Que les lapins bleus aillent, je les en remercie.

ACTE II

Les acteurs partent, le rideau s'ouvre. Le décor est le pont du navire.

SCÈNE 1 - COSMOSMASTER, ELDERKUN

COSMOSMASTER : Nous voilà arrivés en ces fameuses Terres,
Celles d'où autrefois nous avons été chassés.
Il est temps de te préparer, mon brave Elder,
À présent nous ne pouvons que triompher.
ELDERKUN : Tout cela, je dois dire, est fort divertissant,
Et cette bande de cons regrettera amèrement,
Le jour où ils nous abandonnèrent à notre triste sort.
COSMOSMASTER : En effet ! Je dois dire que tu n'as pas tort.
De toute façon, même s'ils nous refaisaient sortir,
Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour qu'ils n'aient plus d'avenir.
Dès le moment où sur ce bateau leur curiosité les mènera,
Ils courront à leur perte et nous nous gausserons, tu verras.

ACTE III

La scène est sur la rive d'une plage. On voit le navire au loin.

SCÈNE 1 - GOLD, HURRICANE, LUCAS, IKE

GOLD : Eh bien Lucas, le fait est que nous y sommes !
HURRICANE : Pour ma part, je mangerais bien une pomme !
LUCAS : Ils sont partis, mes fiers émissaires
Et reviendront triomphant comme naguère
J'espère juste qu'ils reviendront assez tôt
Pour que je puisse me faire couler un bon bain chaud.
(Il saisit son portable)
Mon lapin bleu super intelligent,
Celui qui sait écrire, et qui est lieutenant,
Vient de m'envoyer son rapport.
GOLD : Voilà qui tombe à point nommé. Et alors ?
LUCAS : Ce bateau semble abandonné,
C'est du moins ce que mes lapins ont trouvé.
Mais ils ont aussi trouvé un coffre,
Qu'ils ne sont pas en mesure d'ouvrir.
IKE : C'est intéressant, et vous allez bien rire,
Car j'ai récemment reçu une superbe offre
Pour un passe-partout étonnamment pratique
Il est d'ailleurs plus efficace qu'un cric !
GOLD : Eh bien alors qu'attendons-nous ?
Aventurons-nous vers l'inconnu !
Il y a peut-être un trésor au bout,
Ce ne serait vraiment pas incongru !

(Ils partent côté cour.)

SCÈNE 2 - ARTEMIS-FAN, CANAS, SCREFA

(Les nouveaux acteurs arrivent sur la scène côté jardin.)

ARTEMIS-FAN : Avez-vous entendu, cher Maître,
Cette opportunité qui vient apparaître ?
CANAS : Ces imbéciles partent à la recherche d'un trésor.
Il est hors de question que je les laisse faire,
Car le contenu de ce coffre-fort
Sera mien, je le jure ! De toutes manières !
SCREFA : N'allez pas trop vite dans votre besogne,
Comme vous le savez j'étais là également
Et si vous ne m'avez pas inclus dans vos plans,
Je vais vraiment devoir me mettre en rogne.
CANAS : Oh, mais bien sûr que tu viens avec nous.
(A part) Ce témoin est gênant, et nous ne pouvons pas prendre nos jambes à nos cous.
(Aux acteurs) Enfin, allons chercher notre bonne fortune,
Elle se trouve certainement après cette dune.
ARTEMIS-FAN : Si j'ai bien compris ce qu'ont dit les autres inutiles,
C'est dans le bateau là-bas qu'est l'immense butin.
Ce ne serait peut-être pas futile
De directement se mettre en chemin.

ACTE IV

La scène est le pont du bateau. Le coffre est sorti. On voit le mât côté jardin.

SCÈNE 1 - GOLD, LUCAS, HURRICANE, IKE, CANAS, SCREFA, ARTEMIS-FAN (Les trois derniers sont cachés derrière le mât)

GOLD : Eh bien les amis nous y voilà,
À ce formidable trésor qui nous tend les bras,
Nous n'avons plus qu'à ouvrir ce coffre-fort,
Courage ! Il ne reste plus à faire beaucoup d'efforts !
LUCAS : Parce que mes lapins bleus ont su triompher,
J'aimerais bien une part coquette.
En vérité j'aimerais rénover
Ce qui me tient lieu de base secrète.
HURRICANE : Pour ma part je ne dirais pas non
À l'achat d'une entière cargaison
De pommes, ce fruit si délicieux.
GOLD : Ne nous emballons pas trop vite,
Il faut d'abord cette caisse ouvrir,
Et ne pas tarder à découvrir
Son contenu, fusse-t-il tragique.
IKE : Voici donc ma fameuse clé,
Celle avec laquelle nous allons déverrouiller
Ce coffre si attrayant. Allons !
Il n'est plus temps de tarder, ouvrons !
CANAS (A ses compères) : Mes amis, le moment de vérité approche
Et tout sera bientôt clair comme de l'eau de roche
Le contenu de ce coffre à nous bientôt sera
Et je le garantis, nul ne l'empêchera.
GOLD : Eh bien dango, apporte donc ta clé.
A moins que tu ne souhaites finir grillé ?
IKE : Ce que tu me dis là est malin
Mais n'avance pas le problème
Voilà donc la clé, ce fier emblème.
(Il ouvre le coffre.)
Qu'est-ce que c'est, un parchemin ?
CANAS (rageant) : Ce coffre ne contient pas d'or
Seulement une vieille peau
SCREFA : Et alors ?
Peut-être cette peau est-elle un plan
Vers un trésor encore plus merveilleux
Ne nous arrêtons pas dans notre élan,
Car je suis certain qu'il y a mieux !
GOLD (Lisant le parchemin) : Ce truc est écrit dans une langue bizarre
Je ne la parle pas, et la trouve un peu barbare.
LUCAS : Montre moi donc le précieux contenu,
Mes lapins connaissent la science accrue
De la traduction de n'importe quel phrasé
Bienheureux j'ai été de les avoir formé !
(Il montre le parchemin à un lapin, qui prononce un charabia incompréhensible. Flash de lumière sur toute la scène.)

ACTE V

La scène est une plaine. Une rivière coule. Il y a un pont côté cour.

SCÈNE 1 - IKE

IKE : Mais, dans quel endroit suis-je donc tombé ?
Tous ceux qui étaient avec moi semblent s'être volatilisés !
Que vais-je devenir, si plus personne ne peut me griller ?
Être ou ne pas être, telle est la question,
Oh, n'aperçois-je pas au loin un pont ?
Il me faut m'y rendre sans plus tarder !

(Il va vers le pont. Arrive Gold.)

SCÈNE 2 - GOLD, IKE

GOLD : Que fais-tu donc ici, sale mécréant,
Nous t'avions pourtant banni il y a fort longtemps !
IKE : Mais que me chantes-tu là, mon ami ?
GOLD : Tais-toi ! Cela suffit !
Tes crimes parlent pour toi, misérable dango
Toi qui nous a causé de nombreux torts.
La dernière Minute Jump est à ce propos
Criante de vérité, Elderkun a fait fort.
IKE : Mais, mais, quelle est donc cette sorcellerie ?
Tu me parles d'Elderkun ? Tu dis que j'ai été banni ?
GOLD : En attendant tu ne passeras pas ce pont,
Car derrière se trouve notre riante contrée,
Et qu'il est véritablement hors de question
Que je te laisse y fourrer ton méprisable nez !
IKE : Je ne comprends pas, pourquoi tant de haine ?
Qu'ai-je donc fait pour ne point pouvoir entrer ?
Ne comprends-tu pas que les éléments se déchaînent ?
J'ai véritablement besoin de passer.
GOLD : Toi qui un jour a traîné notre forum
Dans la boue la plus infecte, encore plus hideuse que du rhum,
Tu voudrais que l'on te donne une deuxième chance ?
Ma foi, il faudrait que j'y pense.
Mais c'est surtout à l'admin qu'il faudra en parler,
Pour l'instant c'est impossible, Sora Justice s'est absenté.

ACTE VI

La scène est une ville. L'agitation peut être soulignée par des bruitages enregistrés.

SCÈNE 1 - CANAS

CANAS : Je n'ai pas compris ce qu'il s'est passé
Mais je me retrouve dans une étrange cité
Et il n'y a personne autour de moi !
Je ne vois ni Artemis-fan ni Scréfa...
Ah, j'aperçois là-bas une ombre familière.
La saluer ? Bah, pourquoi pas, je n'ai rien de mieux à faire...

SCÈNE 2 - CANAS, ARTEMIS-FAN

CANAS : Artemis-fan, je t'ai enfin retrouvé
Il est vrai que je n'ai pas vraiment eu besoin de te chercher...
ARTEMIS-FAN : Canas. Toi que je hais de toute mon âme.
Comment oses-tu reparaître devant moi ?
N'as-tu pas honte de ton blâme ?
CANAS : Plaît-il ? Quelle est cette plaisanterie ?
Ne sommes-nous pas de très bons amis ?
ARTEMIS-FAN : Arrête de te droguer, vieux fou
Jamais je ne serai ami avec un tel filou.
Mais que fait la police ? Tu étais recherché !
Enfin tu as de la chance, j'ai la flemme de l'appeler.
CANAS (A part) : Serait-ce une dimension alternative,
Ou encore une hallucination collective ?
Mais surtout quel est ce démon qui se tient là
Et pour Artemis-fan se fait passer ?
Le fait est que je ne comprends pas,
Et que je ferais peut-être mieux de me défiler.
(A Artemis-fan) Très bien, puisqu'il en est ainsi,
Je ne peux donc pas t'appeler mon ami,
C'est pourquoi je m'en vais te quitter,
Mais surtout n'oublie pas : C'est loin d'être terminé...

ACTE VII

Le décor est une plage.

SCÈNE 1 - GOLD

GOLD : Hum, me voilà seul sur une plage inconnue.
C'est vraiment bizarre mais pas totalement incongru
Au moins je ne m'éloigne pas de l'élément marin
Où le bateau reposait, c'est mieux que rien.

SCÈNE 2 - KRATOS WRIGHT, GOLD

KRATOS WRIGHT : Gold, mon très cher ami, tu m'as beaucoup manqué !
GOLD : De quoi ? Pardon ? Mais qu'as-tu donc fumé ?
KRATOS WRIGHT : Eh bien ! Tu es parti pendant trois semaines !
On t'a vu récemment aux abords du pont
J'espère que ton retour n'est pas furibond
Et que tu comptes rester longtemps, même !
GOLD (A part) : Un doute m'assaille soudainement.
Est-ce le même Kratos Wright qui,
Il n'y a pas si longtemps,
Engrangeait toutes les voix contre lui,
La mienne en premier ?
Il me faut le vérifier.
(A Kratos Wright) Mais au fait, cher Kratos,
Si je puis me permettre une question un peu grosse,
Que penses-tu de la religion ?
KRATOS WRIGHT : La religion ? Cette futilité ? Ce truc abscons ?
N'en avons-nous pas débattu au cours d'un topic,
Qui fut, à ce propos, sacrément épique,
Bien qu'il ne dura pas plus de deux pages ?
La religion est le secours des plus crédules,
Et de ceux qui ne sont pas sages.
Elle sert à abriter les tentacules
D'un mal abyssal, que nul ne saurait contrôler.
GOLD : Je ne sais quoi en penser.
KRATOS WRIGHT : Alors ne pense pas,
Cela t'évitera bien des tracas !
Enfin viens, allons plutôt vers la cité,
Je pense que les autres seront heureux de te retrouver.
Tu as cruellement manqué à Elderkun.
Et ne parlons pas de Sora, qui dès demain,
Se fera une joie de préparer un banquet pour ton retour.
GOLD (A part) : Définitivement il y a un problème.
Me voilà cette fois face à un dilemme.
Devrais-je suivre Kratos ? Devrais-je me soustraire
A ce coup du sort véritablement arbitraire ?
Mais j'ai vaguement l'impression que je m'en tire bien
Et que d'autres que moi n'auront pas autant de chance.
Je ferais mieux de le suivre, je pense,
Et peut-être retrouverai-je les miens.

ACTE VIII

Le décor est la ville.

SCÈNE 1 : SCREFA, LUCAS

SCREFA : Me voilà cette fois bien seul,
Devrais-je préparer mon linceul ?
Non, je n'ai pas à me lamenter sur mon sort,
D'ailleurs voilà Lucas, soyons fort !
(L'apostrophant) Hé, Lucas, je te salue, mon ami.
LUCAS : Tiens, Scréfa, long time no see.
SCREFA : Mais dis-moi, où sont tes lapins bleus ?
LUCAS : De quoi ? Cette vermine ? Ces gueux ?
Les lapins bleus méritent la pendaison
Et pour m'assurer de leur disparition,
Je n'hésiterai pas une seule seconde
A lancer mon armée rose de lapins
Pour buter ces êtres immondes,
Pour en finir avec ces bons à rien.
SCREFA : C'est bizarre, ça ne te ressemble pas.
LUCAS : Ah, je crois que j'ai compris, tu as trop pris le Soleil,
C'est pour ça que tu me racontes des imbécilités pareilles.
Va donc te reposer mon cher Scréfa.
Pour ma part il me faut à présent partir,
J'ai besoin de préparer mon avenir.
Un jour les lapins bleus périront,
Et je me dois d'être là pour ma future élection.

ACTE IX

Une forêt. Des arbres. Des oiseaux dans les arbres.

SCÈNE 1 : ARTEMIS-FAN

ARTEMIS-FAN : Catastrophe, je me suis égaré,
Loin de tous les autres mes pas m'ont mené
Depuis le bateau je suis vraiment hagard
Et j'ai quelques problèmes de mémoire.
Mais je pense que cela va vite s'arranger,
Je suis un mage noir, voilà la vérité.
Ça par exemple, qui vois-je au loin ?
Ne serait-ce pas Canas, mon grand ami ?
Cela tombe véritablement très bien !
Je m'en vais donc le retrouver !
LES OISEAUX : Cui cui !

SCÈNE 2 : ARTEMIS-FAN, CANAS

ARTEMIS-FAN : Je vous ai enfin retrouvé, mon cher Canas !
CANAS : Artemis-fan, je n'ai qu'une seule chose à te dire.
Va-t-en, abruti, tu m'agaces.
Quand je te vois je ne peux m'empêcher de sourire
Uniquement par pitié, je dois l'avouer,
Car tu ne sers à rien, à part fanfaronner.
ARTEMIS-FAN : De quoi, pardon ? N'êtes vous pas heureux, Maître,
De me voir de nouveau apparaître,
Après les évènements qui nous accablèrent ?
CANAS : Je ne sais pas de quoi tu parles mais tu me pompes l'air.
Tu ferais mieux de t'en aller, pauvre fou,
Tu ne sais pas ce que je pourrais te faire, et tu es mou.
Je n'ai jamais supporté ton arrogante personne,
Pas plus que je n'ai déjà supporté l'orage qui tonne.
ARTEMIS-FAN (A part) : Ce Canas n'est nécessairement pas le vrai,
J'en acquiers la certitude désormais.
Mais dans ce cas, où est celui que j'admire ?
Dans le doute, je ferais mieux de partir.
(A Canas) Eh bien Canas puisque tu le proposes si gentiment,
Je m'en vais te laisser à tes chimères.
Il se trouve que j'ai beaucoup de choses à faire,
C'est pourquoi je pars dès à présent.

ACTE X

Le décor est le bateau où se trouvait le coffre. Elderkun et Cosmosmaster sont à présent assis sur des chaises pliantes et regardent avec amusement vers les coulisses.

SCÈNE 1 - COSMOSMASTER, ELDERKUN

COSMOSMASTER : Cet écran géant est ma foi bien pratique,
Il nous montre les pérégrinations de ces loustics.
ELDERKUN : Je dois dire, Cosmos, que tu es un génie,
Jamais je n'aurais pensé à leur pourrir la vie
De la manière à laquelle tu as songé.
C'est du grand art ! Je l'admets volontiers.
COSMOSMASTER : De toute façon il ne sera jamais bien délicat
De rendre la vie dure à cette bande de renégats
Ce ramassis d'inculture crasse, ces dégénérés,
Ont eu ce qu'ils méritaient...
ELDERKUN : C'étaient des enfoirés.
Qui sème le vent récolte la tempête.
COSMOSMASTER : En tout cas pour nous c'est jour de fête,
Et nous ferions bien de le célébrer dignement.
Et si nous ouvrions le champagne maintenant ?
ELDERKUN : J'aimerais d'abord continuer de savourer
Cette victoire longtemps promise.
Je l'attendais depuis bien des années,
Et ENFIN elle nous est acquise !!
COSMOSMASTER : La vengeance, comme tu le sais,
Est un plat qui se mange froid.
Mais nous autres fins gourmets
Aimons y ajouter des petits pois
Ou d'autres choses plus raffinées encore.
ELDERKUN : Voilà une philosophie que j'adore.
Mais continuons plutôt à regarder
Ce qui arrive à ces idiots, désormais nos poupées.

ACTE XI

La scène est un palais somptueux. Une grande table est dressée. Sora Justice s'y trouve installé, côté cour, et les autres acteurs entrent côté jardin. Des acteurs lambda sont installés à table et ne servent à rien si ce n'est à décorer.

SCÈNE 1 - KRATOS WRIGHT, SORA JUSTICE, GOLD

KRATOS WRIGHT : Sora, mon très cher, mon immense ami,
Devine qui je t'amène aujourd'hui.
SORA JUSTICE : Gold, n'est-ce pas ?
Celui qui un jour nous accorda
Une victoire éclatante et méritée
Contre les kikoos, ces êtres détestés ?
KRATOS WRIGHT : Si fait, le voilà ici même,
Le héros de notre contrée, celui que tout le monde aime
GOLD (A part) : Voilà qui n'est pas sans me flatter,
Cela dit je ne suis pas concerné
Et les exploits que l'on m'attribue à présent
Doivent être les faits d'un autre personnage.
Comment puis-je faire maintenant
Pour partir sans provoquer un ravage
Auprès de ces convives, charmante assemblée,
Qui ne me revient pas, et que je ferais mieux de quitter ?
SORA JUSTICE : Eh bien, mon ami, parle sans détour,
Car maintenant que tu es de retour,
Tes expériences de voyages ne peuvent que m'intéresser.
GOLD (A part) : Ah zut, ce Sora est en train de me parler,
Me voilà véritablement bien embêté,
Et si jamais il découvre le pot aux roses...
Bon, allez, tentons quelque chose.
(A Sora Justice) Eh bien mon cher Sora, je te dois la vérité.
SORA JUSTICE : Oh ? De quoi vas-tu donc me parler ?
GOLD : La vérité est que je ne suis pas celui que tu crois.
SORA JUSTICE : Comment donc ? Qu'est-ce que cela ?
Voyons, mon ami, tu divagues,
Et tu essayes de provoquer des vagues
Au sein de cette illustre assemblée.
Ce n'est pas très sympa de ta part, il me faut l'avouer.

SCÈNE 2 - GOLD, SORA JUSTICE, IKE, GOLD, KRATOS WRIGHT

(Entre Gold, suivi de Ike)
GOLD Alt. : Mon très cher Sora, me voilà de retour.
SORA JUSTICE: Quelle est donc cette impression qu'on me joue un mauvais tour ?
Je vois deux Gold ici assemblés
Dans cette pièce pourtant bien éclairée
IKE : Oh, le même personnage deux fois présent,
Si je n'étais pas dans cette situation je trouverais cela marrant.
GOLD : Ike, dis-moi, es-tu l'authentique ?
Ou es-tu un des membres cyniques
De cet endroit véritablement bizarre ?
IKE : Ah, ça, quel heureux hasard,
Car si tu es celui que je crois,
Alors oui, c'est bien moi,
Celui que tu grilles tel un pain,
Et je dois bien dire que c'est malin.
GOLD : Voilà qui tombe à pic,
Car j'avais besoin de renfort,
La situation est critique,
Ceci n'est pas une métaphore.
IKE : Sitôt arrivé ici j'ai été grillé
Par ton autre toi, c'est prédestiné,
Et je continue à me retrouver cuit à point,
Décidément, c'est vraiment très malin !
SORA JUSTICE : Très bien, veuillez éclaircir pour moi
Quelque chose qui me tracasse.
Si l'on ne me l'explique pas, je ne vaudrai pas mieux qu'une carcasse.
Pourquoi, grands Dieux, pourquoi,
Y a-t-il deux Gold, et quelle est la raison,
Qui fait que l'un des deux semble bien s'entendre
Avec le dango, source de trahison,
Lequel ne devrait pas être là, c'est à n'y rien comprendre.
GOLD : Je peux peut-être dénouer ce mystère,
Si l'on m'en laisse le temps, tout deviendra clair,
Pourriez-vous me laisser le tenter ?
SORA JUSTICE : Soit ! Tu peux essayer.
GOLD : Ce dango et moi-même, comme vous vous en doutez peut-être,
Ne venons pas de votre monde, nous venons d'apparaître.
SORA JUSTICE : C'est un peu tiré par les cheveux.
GOLD Alt. : Hey oh, nous sommes quand même deux
À être identiques en cet endroit.
SORA JUSTCIE : Ah oui, je n'avais pas tenu compte de cela.
GOLD : Si vous le voulez bien, maintenant je poursuis,
Il me faut venir à bout de ce palpitant récit.
SORA JUSTICE : Va, démêle pour nous tous les fils de ce mystère,
Et bientôt tout pour nous sera clair.
GOLD : Eh bien voilà, si vous voulez mon avis,
Il est à présent temps que je vous donne ma théorie.
Nous étions un certain nombre devant un coffre au trésor,
Que nous avons ouvert, telle la boîte de Pandore,
Le résultat fut ma foi assez embêtant,
Nous nous retrouvons ici, ce qui est effrayant,
Et tombons sur des gens sans commune mesure
Avec ceux que dans notre monde nous connaissons.
Ce qui diffère surtout, c'est leur nature,
Leur rôle, toute leur définition.
SORA JUSTICE : Très bien, dans ce cas je peux supposer
Que vous connaissez un autre Sora.
Vous en connaissez un, n'est-ce pas ?
GOLD : Oui, et force est de constater
Qu'il n'a absolument aucun rapport.
SORA JUSTICE : Voilà qui est on ne peut plus fort.
Racontez-moi donc la personnalité
De mon alter-ego, de mon autre moi,
Est-il quelqu'un que l'on peut admirer ?
Est-ce quelqu'un qui ne mérite pas
Que l'on lui accorde de l'attention ?
GOLD : Eh bien il n'a rien à voir avec toi, c'est un con.
Notre Sora est un kikoo de la pire espèce,
Et il n'est pas encore apparu dans cette pièce.
Il a été banni,
Il a double compté,
Mais il nous divertit,
On le laisse donc rester.
SORA JUSTICE : Voilà qui est ma foi cocasse,
Ce Sora ne mérite donc pas mon respect.
Il n'a de respectable que la face,
Le caractère ne présente aucun intérêt.
Je suppose que vous auriez beaucoup d'anecdotes à me raconter
Sur le propos du monde d'où vous venez
Mais ce monde n'est pas le mien,
Et je crois que ce serait vain
De chercher à le visiter.
Eh oui, ici je suis l'administrateur,
Je ne peux pas vraiment m'absenter.
Je l'ai fait un jour quelques heures,
Il n'y a eu que des calamités.
GOLD : Notre propre administrateur n'est pas souvent là
Et nous arrivons pourtant à tourner.
SORA JUSTICE : Oh ? Voilà qui est intéressant ! Enseignez-moi,
S'il vous plaît, vos méthodes et vos secrets,
Car si je pouvais quelque peu m'absenter,
Cela ne pourrait que m'arranger.
GOLD : N'avez-vous pas d'autres administrateurs ?
Ou encore une équipe de modérateurs ?
SORA JUSTICE : Renex, notre modérateur de choc,
Est malheureusement décédé.
Il était fier comme le roc !
Hélas il n'est plus à mes côtés.
GOLD : Je compatis à votre douleur,
Bien qu'elle me rappelle de tragiques heures,
Ce temps où j'avais bien envie de le tuer,
Notre Renex, ce sympathique enfoiré.
SORA JUSTICE : Eh bien ! Il est temps, poursuivons,
Il nous faut reprendre le fil de notre discussion.
Combien êtes-vous de l'autre côté
À être parvenus à notre cité,
Ville illustre parmi les illustres,
Vile lumière parmi les lumières,
Cet endroit où l'on ne manque pas de lustre,
Cet endroit où tout rapidement devient clair ?
GOLD : De mémoire, six nous étions,
Hurricane, Ike, Lucas, deux lapins bleus,
Ainsi que moi-même, voilà notre peloton.
Mais si d'autres étaient à proximité,
Il est possible qu'eux aussi se soient fait happer.
(Entre un émissaire)
L'ÉMISSAIRE : Votre majesté, pardonnez-moi de vous interrompre,
Il est de mon devoir de vous faire mon rapport.
SORA JUSTICE : Eh bien parle, mais ne viens plus rompre
Cette discussion aussi passionnante qu'un sémaphore.
L'ÉMISSAIRE : De nombreux incidents éclatent en la cité,
On y a vu quelques gens recherchés,
Mais ce n'est pas tout, il y avait également
Des personnes en deux exemplaires, ce qui est embêtant.
SORA JUSTICE : Eh bien voilà qui vient corroborer
L'étonnant récit que l'on vient de me narrer.
Il faut absolument que pour ces âmes en peine
Nous donnions un coup de main, la priorité est souveraine.

ACTE XII

La scène est un port.

SCÈNE 1 - HURRICANE, HURRICANE

HURRICANE Alt. : Ma petite tu n'es qu'une écervelée,
Les pommes ne sont pas bonnes pour la santé.
HURRICANE : Pour qui tu te prends, au juste, toi,
De me dire ce que j'ai à faire tu n'as pas,
Même si le même look et la même tête nous avons.
HURRICANE Alt. : Ta gueule, j'ai envie de te passer un savon.
HURRICANE : Mais si les pommes sont mauvaises,
Que pourrais-je manger, ne t'en déplaise ?
HURRICANE Alt. : Voilà ce qui s'appelle une excellente question,
Mange des navets car c'est très bon.
Tu pourrais même faire exactement comme moi,
T'en gaver de façon phénoménale,
Si tu as un appétit colossal.
HURRICANE : Aux navets je préfère les petits pois,
Et devant Pipiou il faut s'agenouiller.
Si tu refuses ce que je t'ai proposé,
Ma petite, il n'y aura pas la paix pour laquelle luttent tous les vrais guerriers.
HURRICANE Alt : La paix ? Mais à quoi ça sert ?
Ne vaut-il pas mieux se faire la guerre ?
HURRICANE : Non ! Se disputer, c'est vraiment vraiment très mal,
C'est comme si tu lisais un foireux journal,
Et que, dans un puissant élan de fureur,
Tu partais en croisade contre l'éditeur !
HURRICANE Alt. : Oh, voilà une idée bien marrante,
Elle est même sacrément tentante.
Je pourrais m'en prendre au Colisée du Soleil,
Cet endroit qui ne recèle absolument aucune merveille,
Et qui ferait mieux, c'est sûr, de mourir.
HURRICANE : Tu pourrais au moins éviter de sourire.

SCÈNE 2 - GOLD, HURRICANE, SORA JUSTICE, HURRICANE

(Entrent Gold et Sora Justice)

GOLD : Mesdemoiselles, si je peux me permettre une question,
De vous deux, laquelle fut avec moi-même
Et avec nos amis devant un coffre sans diadème ?
Voilà, à la vérité, mon interrogation.
HURRICANE : Hey Gold, salut ça va ? Ce devait être moi.
HURRICANE Alt : Saluer ce phénomène, pourquoi ?
C'est un abruti, tout le monde le sait,
Un connard de la pire espèce, qui bosse pour Sora,
Ce que bien entendu je ne lui pardonnerai jamais.
SORA JUSTICE : Hurricane, je ne te le permets pas.
D'autant que ce n'est pas le même personnage
Que celui qui un jour t'infligea ce cuisant outrage.
HURRICANE Alt. : Vu la gueule de la hippie en face de moi,
Je suis prête à croire à peu près n'importe quoi.
De toute façon vous ne m'êtes d'aucune utilité,
Il ne me reste donc plus qu'à me casser.

(Elle sort.)

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Gold

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ENTRACTE.
TROISIEME PARTIE.

ACTE I.

Le décor est le palais de Sora Justice.

SCÈNE 1 - GOLD, SORA JUSTICE, IKE, CANAS, LUCAS, HURRICANE, ARTEMIS-FAN, SCREFA

GOLD : Eh bien nous y voilà, nous sommes au complet.
SORA JUSTICE : Mes très chers amis, en êtes-vous vraiment sûrs ?
Il ne faudrait certes pas faire une bavure.
GOLD : Toutes les personnes qui manquaient,
Après une recherche dure et intense,
Nous les avons bien retrouvé je pense.
Il serait fastidieux bien sûr de le narrer.
Pour être honnête, la seule partie vraiment bien,
A été le moment où de nouveau le dango j'ai grillé.
IKE : Arrête avec ça, car c'est VRAIMENT malin.
GOLD : Nous avons d'ailleurs trouvé des intrus,
Et je dois dire que c'était sacrément imprévu
De se retrouver en présence de ceux-là.
Nous leur laissons le bénéfice du doute
Car ce qu'ils faisaient là, nous ne le savons pas.
De toute façon il nous faut coûte que coûte
Rentrer au pays, nous ne devons pas faillir !
CANAS : En effet, il est vrai que nous devons réussir.
Ce pays est affreux, ses habitants des sauvages.
Ils ne méritent pas le respect, seulement un carnage.
SORA JUSTICE : Vous pourriez être en prison, le savez-vous ?
Ne soyez donc pas, je vous prie, assez fou
Pour tenter un geste désespéré ou fugace.
CANAS : Vade retro Satanas !
LUCAS : En tout cas, il est véritablement bien heureux
Que nous ayons retrouvé mes superbes lapins bleus.
Amis de toujours, conseillers fidèles,
Soldats sans pareils, à la couleur modèle,
Je ne serais vraiment rien, je dois bien l'avouer,
S'il ne me manquait qu'un poil de mes subordonnés.
SORA JUSTICE : Tout cela établi, j'ai une grande question :
Comment comptez-vous rentrer à la maison ?
GOLD : Il nous faut en effet penser à un bon plan
Pour rentrer d'un bon pas avant l'heure du dîner
Nous devrions tous prendre notre élan
Et nous commencerons à nous concerter.

SCÈNE 2 - LEON123, SORA JUSTICE, IKE, SCREFA, GOLD, HURRICANE, LUCAS, CANAS, ARTEMIS-FAN

(Entre un Leon123 alternatif.)

LEON123 : Si je peux intervenir, j'ai eu une idée,
Qui devrait bien vous permettre de rentrer.
SORA JUSTICE : Dis-nous tout, je t'en prie. Cela est urgent.
LEON123 : Vous devriez partir vers le Nord
Là-bas l'on peut trouver un sorcier intrigant
S'il n'est pas en mesure de donner du confort
A ces braves gens, à ces courageux pionniers,
A ces visiteurs d'un monde sans pareil,
Il nous faudra alors nous inquiéter
De tout ce qu'il a fait, de toutes ces merveilles.
IKE : Mais quel est donc le nom de ce sorcier mystérieux ?
Où peut-on le trouver ? Est-ce donc un être preux ?
LEON123 : Si vous voulez tout savoir, il s'appelle Spparrow
Mais les gens bien souvent l'appellent moineau.
Il possède pour lui bien des arts secrets,
Que nul autre que lui sur cette Terre ne connaît.
Allez à sa rencontre, fougueux compagnons,
Votre route sera dure.
SCREFA : C'est certain, nous tiendrons.
GOLD : Voilà qui est réglé, mettons-nous en chemin.
Peut-être aurai-je l'occasion de griller le dango...
IKE : Ce qui serait encore plus malin !
HURRICANE : Attendez les amis, avant d'aller là-haut,
J'aimerais m'assurer d'un détail important.
SORA JUSTICE : De quoi s'agit-il ? Peut-être puis-je t'aider ?
HURRICANE : Un besoin me travaille, ça commence à presser.
Je voudrais des pommes, c'est vital, vraiment.

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